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Réflectivité
Bulletin d'information pour les lecteurs du livre d'Urantia


No 153, Avril 2001
SALON DU LIVRE DE LA COTE-NORD
SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS
SALON DU LIVRE DE QUEBEC
CONGRES 2001
L'IMPORTANCE DE LA RELIGION DANS MA VIE
LE SENS DE LA PERCEPTION SPIRITUELLE
LA TERRE EN HERITAGE
L'ETAT DEMOCRATIQUE



FONDATION URANTIA-QUEBEC
SALON DU LIVRE DE LA COTE-NORD

Nous avons participé au Salon du livre de Sept-Iles du 21 au 25 février dernier. Notre toujours fidèle collaborateur, Gilles Bertrand, ainsi qu'une nouvelle collaboratrice du bureau de la Fondation, madame Hélène Boisvenue, ont accompagné Richard Doré pour l'animation au kiosque de la Fondation.

Beaucoup de dépliants ont été distribués aux visiteurs et, durant toute la semaine, nous avons suscité de nombreux échanges avec des chercheurs de vérité. Les représentants de la Fondation ont été hébergés chez le fils d'Hélène, Jean-Sébastien Gravelle, et sa charmante compagne, Vicky Lapierre. Nous les assurons de notre vive reconnaissance.

Le Salon du livre de la Côte-Nord, à Sept-Iles, a reçu près de 15 000 visiteurs, ce qui représente, nous dit-on, 25% de la population. Il faut savoir que cette activité, surtout en cette période de l'année, représente l'attraction principale de la région.

Nous avons augmenté notre Base de données de 62 noms de personnes désireuses de recevoir de l'information sur Le Livre d'Urantia et le mouvement Urantia au Québec. Nous pouvons dire que Le Livre d'Urantia a commencé d'être visible jusque dans le nord du Québec et même parmi les autochtones.


SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS

Revirement soudain de situation. En raison du désistement de dernière minute de l'un des éditeurs-exposants, la Fondation Urantia sera donc présente comme exposant au Salon du livre de l'Outaouais, à Hull.

Nous invitons tous les lecteurs de la région à venir nous rencontrer au kiosque 165, du 27 mars au 1e avril 2001. Nous tenons à remercier l'Association Urantia du Québec et les membres impliqués pour leur support financier. Sans leurs subsides, nous n'aurions pu participer à ce Salon et rendre visible, dans une autre belle région du Québec, Le Livre d'Urantia.


SALON DU LIVRE DE QUEBEC

La Fondation Urantia sera aussi présente au Salon du livre de Québec qui se tiendra au Centre des Congrès du 10 au 15 avril prochain, durant la semaine de Pâques.

Tous les lecteurs et supporteurs sont invités à venir nous rencontrer au kiosque 250. Une invitation a été envoyée à toutes les personnes qui, lors du Salon de Québec de l'an dernier, ont donné leur nom pour recevoir de l'information. Par cette invitation personnelle, nous espérons leur donner le goût de se procurer le Livre ou de revenir en discuter avec les bénévoles au kiosque de la Fondation.

Richard Doré


CONGRES 2001

Vous devriez recevoir prochainement, si ce n'est déjà fait, la brochure de 12 pages, 51/2 X 81/2 po. qui vous donnera toute l'information utile concernant cette grande rencontre francophone des lecteurs et lectrices du Livre d'Urantia dont le thème est : « VIVRE SA FOI ».

Cette brochure comprend des photos et une carte routière du lieu de séjour, l'université Bishop's à Lennoxville, le programme horaire et le formulaire d'inscription avec l'enveloppe de retour.

Que ceux et celles qui ont déjà payé leur inscription, avant même de recevoir ce formulaire, veuillent bien inscrire les renseignements demandés et nous le retourner.

Si vous ou d'autres lecteurs que vous connaissez ne recevez pas ce document ou que vous désiriez en avoir d'autres copies, veuillez communiquer avec nous.

Lise et Pierre


L'IMPORTANCE DE LA RELIGION DANS MA VIE

Etant élevé par des parents croyants dans la foi catholique romaine, j'ai appris de bonne heure à parler à Jésus dans mon c¦ur. Alors, ma foi enfantine a grandi ayant comme guide Jésus (je ne savais pas alors que c'était l'Esprit de Vérité ou encore mon Ajusteur de Pensée) et je me confiais à la garde de mon ange gardien (je ne savais pas qu'ils pouvaient être quatre !)

C'est ainsi que j'ai commencé à vivre ma religion, à vivre religieusement, c'est-à-dire en gardant contact avec Jésus, (maintenant je le sais) avec l'Esprit de Vérité.

C'est pourquoi, au cours des ans, je remettais en cause les doctrines que l'on m'inculquait, les situations dont j'étais témoin, celles dans lesquelles j'avais agi et celles où je me devais d'agir. Alors, je me posais l'une de ces questions :

Est-ce que Jésus aurait fait ou dit cela?
Qu'est-ce que Jésus aurait fait ou dit à sa place?
Qu'est-ce que Jésus aurait fait à ma place?
Qu'est-ce que Jésus ferait à ma place?

Il me semblait toujours y avoir une réponse intérieure à ces questions !

Pour ce qui est du reste, je me disais que ces autres choses, je les saurais bien dans l'autre vie... et que l'important à mes yeux était de bien vivre celle-ci.

Comme cela fut consolant d'avoir accès à la 5e Révélation dès ici-bas et de pouvoir admirer ce grand plan de l'Amour divin qui me montre le chemin vers Dieu, ainsi qu'à tous mes frères humains qui le veulent bien.

Je crois à la réalité que Dieu est mon Père céleste, que je suis son fils et que je fais partie de la grande famille des enfants de Dieu. Voilà qui m'assure que je suis né de l'Esprit. Je crois aussi que tout ce que fait un fils de Dieu peut avoir valeur de survie, parce que, justement, il est un fils de Dieu par sa foi et désire sincèrement agir en tout temps comme tel, c'est-à-dire rechercher et faire la volonté de Dieu en toute chose.

Si une majorité d'humains établissent Dieu dans leur c¦ur, la Terre entière deviendra son royaume. C'est ainsi que notre humanité entrera, un jour, dans l'ère de lumière et de vie.

Ce n'est pas tant ce que l'on fait qui a de l'importance, mais bien ce que l'on est et surtout ce que l'on désire être... des enfants de ce Dieu d'Amour.

Pierre Routhier


LE SENS DE LA PERCEPTION SPIRITUELLE

La perception spirituelle n'est-elle pas la plus haute perception accessible aux fils de Dieu que nous sommes? En cela, je me fais docile aux directives des révélateurs. Ne nous recommandent-ils pas - pour ne pas manquer notre destinée divine - d'emprunter le boulevard de la sagesse spirituelle en procédant de l'infini au fini? CŒest d'ailleurs ainsi qu'est structuré Le Livre d'Urantia.

Un Conseiller divin, dès le deuxième paragraphe (p.1), nous livre l'un des buts primordiaux de cette révélation : élever notre perception spirituelle. On ne saurait élever ce qui est inexistant. C'est donc nous affirmer que nous sommes déjà dotés d'une certaine dose de perception spirituelle, fût-elle à l'état embryonnaire. Et c'est, comme de juste, l'apport de notre Ajusteur de Pensée et de l'Esprit de Vérité.

En général, avouons-le, les rouages de notre perception matérielle baignent dans l'huile! Ne fonctionne-t-elle pas à merveille cette conscience que l'un ou l'autre des sens prend d'un objet quelconque? De même, on perçoit bien la grandeur d'âme chez l'un et l'intention malveillante chez l'autre. C'est là saisir une réalité immatérielle par le mécanisme mental. Quant aux rouages de notre perception spirituelle, ils sont peut-être moins bien lubrifiés. Puissent-ils ne pas être comme à l'état neuf pour n'avoir jamais servi! Avons-nous souventes fois ‹ comme des poussées de fièvre ‹ des poussées de conscience que notre système mental, éperonné par l'Ajusteur, prend de la réalité de Dieu et de tout ce qui en découle?

La perception spirituelle, c'est percevoir par-delà les faits, par-delà la matière, par-delà l'humain pour en saisir les véritables significations et toutes les divines valeurs. C'est la capacité de discerner, même dans la récurrence quotidienne, les réelles ou possibles racines d'éternité. Selon Gustave Thibon, ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard , c'est notre regard qui manque à la lumière. Serait-ce à cause de l'atrophie de notre perception spirituelle?

Sans l'exercice de notre perception spirituelle, est-ce que la vie vaut la peine d'être vécue? Et comment est-elle vécue? ON DEVIENT CE QUE L'ON ADORE. Que cet aphorisme est lourd de conséquences! J'en suis exalté et terrassé, écrabouillé tout à la fois. Plus grande est ma conscience de Dieu, ma relation avec Dieu, plus grande aussi est ma métamorphose spirituelle. Quelle merveille! Je change de niveau. Je transcende les niveaux de l'animal et de l'humain pour naître au monde enivrant des éternelles réalités de la Vérité, de la Beauté, de la Bonté. Par contre, vers quelle vacuité tragique je me dirige en faisant des choses humaines et matérielles les principaux objets de mes amours! Pauvre de moi si je n'adore que « saint piastre », selon le terme humoristique de notre bien connu et bien-aimé Ben Lemay, je deviens un peu signe de piastre ($), ce qui est loin d'évoquer la rectitude. La droiture éprouve quelques difficultés à se frayer une voie libératrice dans cette enclave tortueuse et sinueuse.

Si je suis né de l'esprit, je deviens conscient de Dieu, cette infinie personnalité spirituelle. Cette conscience spirituelle accroît l'acuité de ma perception spirituelle au point de me faire obéir à des mobiles tellement sublimes que je peux assister avec sérénité à la mort de mes plus chères ambitions terrestres et à la destruction de mes espoirs les mieux échafaudés.

Ces apparentes catastrophes ne sont plus que la matière première pouvant servir à construire des réalités plus nobles et plus durables en ma personnalité et dans celles de l'univers. Car une âme qui s'élève élève le monde en raison du Suprême, cette divine personnification de l'expérience. Voilà à quels accomplissements sublimes, personnels et universels conduit cette perception spirituelle dont chaque âme est capable et qu'elle se doit d'exercer. Sans quoi, c'est la mort. Car l'âme pourra-t-elle longtemps subsister sans activité spirituelle? Toute personnalité humaine qui ne veut pas ou ne peut pas se spiritualiser court inévitablement à la perte de son identité... Le voulez-vous ? Les révélateurs sont directs et ne mâchent pas leurs mots quand ils parlent de cette terrible réalité : «... tout ce qui n'a pas la possibilité d'être un jour spiritualisé sera finalement désagrégé, et tout ce qui n'a pas la possibilité d'être un jour coordonné avec la réalité cosmique sera finalement détruit. « L.U. p. 241.1» Je nous souhaite donc une perception spirituelle toujours plus vivante et d'une acuité toujours plus pénétrante.

Alcide Paradis


LA TERRE EN HERITAGE

Un père aimant acheta un jour, non loin de chez lui, une belle grande terre boisée afin d'en faire un jour cadeau à son fils. Cet achat fut fait quelque temps après la naissance du fils et avant que celui-ci n'ait sept ans.

Régulièrement, le père allait, sans rien dire, préparer cette terre afin qu'elle soit en bon état quand son fils la recevrait à l'âge adulte.

Il trouva, au fond de la terre, une belle source limpide au flanc d'une petite colline. Au sommet de la colline, plusieurs gros arbres avaient dépassé leur maturité et commençaient à dépérir. Il les abattit et dégagea ainsi une belle aire ouverte où une maison pourrait être érigée. Il plaça les billes de bois dans un endroit abrité par des rochers, près de là, afin qu'elles sèchent et ne pourrissent pas trop rapidement.

Le père prenait plaisir à préparer doucement le terrain. Mais il ne voulait rien décider pour son fils, ni créer une attente quelconque. Avec ses allées et venues, des sentiers s'étaient tracés surtout près de la butte, de la source et de l'endroit dégagé d'où on avait une belle vue sur les levers et couchers de soleil.

Pour son vingt-cinquième anniversaire de naissance, il offrit cette terre à son fils et lui dit : « Voilà ce que j'ai préparé pour toi et que je t'offre. Tu es tout à fait libre d'en disposer selon ton choix.»

Avant même d'avoir exploré l'ensemble des lieux, le fils se précipita dans l'aménagement. Partant de la route, il s'affaira à déboiser un large chemin sur quelques dizaines de mètres de long seulement, en plein dans l'axe central de sa terre pourtant si profonde. Au bout de ce chemin, il y bâtit une maison très cossue et bien en vue dont il était très orgueilleux.

Il lui coûta cher d'y faire creuser un puits dont l'eau était ferreuse et peu bonne à boire. Une fois installé dans sa maison, il se rendit compte que le bruit de la route était bien incommodant. Il s'était endetté sérieusement par les frais d'aménagement et de construction. S'ensuivirent des difficultés financières et même relationnelles avec ses proches.

Le père l'aida dans la construction autant qu'il le put. Mais le fils ne demandait que peu de conseils à son père ni à qui que ce soit d'ailleurs.

Vingt ans plus tard, en explorant sa terre, le fils découvrit le site près de la source et aussi le haut de la butte si propice à une demeure. Il comprit son erreur... Il se rappela enfin les paroles de son père: « Voilà ce que j'ai préparé pour toi ».

Quid?


L'ETAT DEMOCRATIQUE

La forme politique ou administrative d'un gouvernement a peu d'importance pourvu qu'elle fournisse les éléments essentiels du progrès civil - la liberté, la sécurité, l'éducation et la coordination sociale. Le cours de l'évolution sociale est déterminé par ce que l'Etat fait, et non par ce qu'il est.

Les premiers Etats étaient petits et furent tous le résultat de conquêtes. Ils ne naquirent pas d'associations volontaires. Beaucoup furent fondés par des nomades conquérants qui s'abattaient sur de paisibles bergers ou sur des cultivateurs établis pour les subjuguer et les réduire en esclavage. L'Etat embryonnaire fut rendu possible par le déclin des liens du sang au profit des liens territoriaux, et ces fédérations de tribus étaient généralement cimentées fermement par des conquêtes. Un véritable Etat est caractérisé par une souveraineté qui transcende toutes les disputes mineures et tous les différends collectifs.

L'opinion publique (les m¦urs) est l'énergie fondamentale et originelle dans l'évolution sociale et le développement de l'Etat, mais, pour avoir une valeur susceptible de cimenter l'Etat, il faut que son expression soit dépourvue de violence. Dans les Etats évolués, on estime que les services politiques représentent le dévouement supérieur de la citoyenneté. La plus grande ambition des citoyens les plus sages et les plus nobles est de gagner la récognition civile, d'être élus ou nommés à un poste gouvernemental de confiance.

L'économie, la société et le gouvernement doivent évoluer s'ils veulent subsister. Les conditions statiques sur un monde évolutif comme la Terre dénotent la décadence. Seules persistent les institutions qui vont de l'avant avec le courant de l'évolution. L'humanité a fait ses débuts et marche maintenant vers des destinées plus hautes, car l'évolution de l'Etat progresse de niveau en niveau comme suit :

1. La création d'un gouvernement triple ayant des départements exécutif, législatif et judiciaire.
2. La liberté pour les citoyens d'exercer des activités sociales, politiques et religieuses.
3. L'abolition de toutes les formes d'esclavage et de servitude humaine.
4. L'aptitude des citoyens à réglementer l'établissement des impôts.
5. L'instauration d'une éducation universelle - l'instruction depuis le berceau jusqu'à la tombe.
6. L'ajustement approprié entre les autorités locales et le gouvernement national.
7. L'encouragement de la science et la victoire sur la maladie.
8. La récognition de l'égalité des sexes et le comportement coordonné des hommes et des femmes, au foyer, à l'école et à l'église, avec des services féminins spécialisés dans l'industrie et le gouvernement.
9. L'élimination de l'esclavage des corvées par l'invention de machines, et la domination subséquente de l'âge mécanique.
10. La victoire sur les dialectes - le triomphe d'un langage universel.
11. La fin des guerres - l'arbitrage international des différends raciaux et nationaux par des cours continentales de nations, présidées par un tribunal planétaire suprême recruté automatiquement parmi les chefs des cours continentales arrivant périodiquement à la retraite. Les décisions des tribunaux continentaux sont exécutoires; le rôle du tribunal mondial est consultatif - moral.
12. La tendance dans le monde entier à rechercher la sagesse - l'exaltation de la philosophie. L'évolution d'une religion mondiale laissant présager l'entrée de la planète dans les phases primitives d'un monde vraiment meilleur.

Un Etat durable est fondé sur la culture, dominé par des idéaux et motivé par le service.

Bien que la démocratie soit un idéal (un produit de la civilisation et non de l'évolution), elle comporte aussi des dangers tels que :
1. La glorification de la médiocrité.
2. Le choix de chefs ignorants et vils.
3. L'incapacité de reconnaître les plans fondamentaux de l'évolution sociale.
4. Le danger du suffrage universel aux mains de majorités frustes et indolentes.
5. L'obéissance servile à l'opinion publique ; la majorité n'a pas toujours raison.

À moins que les hommes libres d'un peuple ne soient éduqués - qu'on leur ait appris à penser intelligemment et à faire des projets sagement - la liberté fait généralement plus de mal que de bien et nul gouvernement ne peut durer longtemps s'il ne réussit pas à assurer le droit de jouir de la propriété privée sous une forme quelconque.

L'opinion publique a toujours retardé la société. Elle est néanmoins précieuse, car, tout en freinant l'évolution sociale, elle préserve la civilisation. L'éducation de l'opinion publique est la seule méthode saine et sûre pour accélérer la civilisation. La force n'est qu'un expédient temporaire, et la crois-sance culturelle sera d'autant plus accélérée que les balles de fusil céderont la place aux bulletins de vote. Toutefois, les élections populaires ne décident pas toujours la chose exacte à faire, mais elles représentent la manière juste de commettre même une erreur.

La survie de la démocratie dépend de la réussite des gouvernements représentatifs, et leur caractère sera toujours déterminé par le caractère et l'envergure de ceux qui les composent. Cette réussite est conditionnée par la pratique de ne nommer aux charges publiques que les personnes techniquement préparées, intellectuellement compétentes, socialement loyales et moralement dignes. Ces dispositions sont indispensables pour préserver le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. (tiré du fasc. 71, Le Livre d'URANTIA)

Claude Castel


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