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150. Déc. 2000 / Jan. 2001
Réflectivité
Bulletin d'information pour les lecteurs du livre d'Urantia


No 150, Déc. 2000 / Janv. 2001
CONFERENCE D'INFORMATION
SALON DU LIVRE DE MONTREAL
PARLER DE DIEU, EST-CE SI DIFFICILE ?
EST-CE ÇA, L'ADORATION ?
LE RESPECT DE LA DIFFERENCE
VIVRE LA DIFFERENCE !!!
OFFRES D'EMPLOIS



CONFERENCE D'INFORMATION


Au salon B du Buffet Louis 15, Le dimanche 12 nov. de 13h à 17h

Une quarantaine de lecteurs et lectrices du L.U. ont participé à cette conférence au Buffet Louis quinze, à Montréal, et plusieurs sont venus de loin pour en apprendre davantage sur l'origine du Livre, l'enthousiasme des ascendeurs, l'engagement de l'Association URANTIA du Québec et du Bureau de la Fondation au Québec.

Nous tenons à féliciter Line St-Pierre, qui a agi à titre de présentatrice, et François Flibotte à titre de conférencier. Ils ont, à pied levé, remplacé deux démissionnaires.

Lise et Pierre


SALON DU LIVRE DE MONTREAL

Le Bureau de la Fondation a pris un arrangement avec le distributeur Raffin pour l'usage d'un emplacement à l'intérieur de leur grand kiosque. C'est ainsi que des lecteurs bénévoles ont pu présenter Le Livre d'Urantia aux visiteurs.

Nous avons eu l'occasion de faire quelques ventes, mais surtout de distribuer un grand nombre de dépliants pour informer le public du contenu du Livre. Comme à tous les autres salons, le tirage d'un Livre grand format fut l'occasion de récolter plusieurs noms de personnes intéressées à le lire!

Le prochain Salon du Livre sera celui de Sept-Iles sur la Côte-Nord, du 22 au 25 février 2001.

Les bénévoles


PARLER DE DIEU, EST-CE SI DIFFICILE ?

À la suite de mon expérience au Salon du livre de Sherbrooke, je voudrais ici étudier, sans prétention, les réactions de certaines personnes qui se sont arrêtées à notre kiosque, particulièrement celles qui connaissaient déjà quelque peu LE LIVRE D'URANTIA. J'examinerai aussi ma propre attitude - qui n'a pas été édifiante - dans l'espoir que cette analyse pourra aider d'éventuels participants ou participantes aux divers Salons du livre.

Je fus surprise de constater qu'un certain nombre de gens avaient lu, du moins partiellement, Le Livre d'URANTIA. De ce groupe, une partie jetait un regard tout à fait indifférent à leur lecture passée, l'accolant même à des textes ésotériques ou cosmologiques très peu stimulants spirituellement. J'ai eu de la difficulté à comprendre l'insensibilité ou l'insouciance de ces anciens lecteurs ou lectrices.

Par contre, d'autres personnes, connaissant le Livre, le lisaient avec plaisir, avec émotion, mais le lisaient isolément, bien enfermées dans leur sous-sol, coincées dans leurs incertitudes ou inhibées par leur craintes, que sais-je ? Ces gens m'ont été très facilement sympathiques : ils me ressemblaient.

Lectrice isolée depuis des années, j'ai décidé soudainement de m'impliquer en participant au Salon du livre de Sherbrooke et de rendre ainsi témoignage de ma joie, joie de connaître des vérités aussi stimulantes. Mais - Dieu me pardonne - mes peurs ont tôt fait d'éteindre cette belle joie. Comme représentant de la Fondation URANTIA au Salon du livre, j'étais plutôt guindée et paralysée. Serais-je ici assez lucide pour saisir les facteurs qui déclenchent de telles réactions chez moi et chez tous mes pareils ou pareilles ?

Dans les sociétés occidentales, particulièrement au Québec, le fait de la religion est du domaine du privé. Même les gens encore rattachés aux religions traditionnelles ne parlent de Dieu que dans le cadre très étroit et ritualisé des cérémonies religieuses ou des pastorales organisées sous la tutelle de professionnels. Ici, aujourd'hui, l'expérience religieuse est un domaine strictement réservé. Parler de Dieu hors des cadres conventionnels est de l'ordre du tabou, d'une interdiction tacite. Ceux qui enfreignent cette loi inexprimée sont très subtilement frappés de discrédit.

Le dimanche 12 novembre, à la rencontre de l'Association Urantia du Québec , Pierre Routhier, lors de son allocution, m'a mise sur le droit chemin par ses réflexions sur l'être ou l'avoir. Ainsi, nos peurs naissent souvent de la perte de nos avoirs : richesses et objets matériels, certes, mais aussi statut social, profession , honneurs, réputation, considération, etc. (Quelle vanité!) Sur le chemin vers Dieu, les mortels ascendants qui veulent se rapprocher du Père laissent tomber les divers attachements (ou avoirs) qui lient leur être. Quand des personnes aimant Dieu fondent leurs comportements sur l'acte d'être, les éloges ou les déconsidérations n'ont plus d'emprise sur eux.

Grâce à ces propos, j'ai très bien identifié ce qui me glaçait et neutralisait mes actions : un éventuel discrédit venant de mes parents, amis, collègues, connaissances. Ici, je prie Dieu de me fortifier afin que, délaissant mes attachements, je mise toujours plus sur l'acte d'être.

Ce même dimanche, dans le métro, j'ai ramassé un PRIONS EN EGLISE qui traînait sur un siège. Voici une prière que j'y ai trouvée. Elle m'a émue parce qu'elle s'adaptait à ma situation et à celle de tous ceux qui craignent de témoigner :

"Affermis mes pas pour que je me tienne droit sur la route du bien. Ne me laisse pas aux mains de l'incertitude. Libère-moi du mal et de la honte. Alors, je pourrai dire à tout le monde combien ton amour est grand."

Hélène Boisvenue


EST-CE ÇA, L'ADORATION ?

Il y quelques années, j'étais en auto avec mon jeune garçon de 10 ans.

Il me demande, tout simplement : « Qu'est-ce que tu veux le plus au monde, toi, papa? »

Je fus surpris et en même temps content de sa question. (Grande question venant d'un enfant de cet âge, me dis-je.)

Je lui devais de dire la vérité et ma réponse fut : «Je veux voir Dieu!», car c'était ce que j'ai toujours voulu le plus au monde. Il me répondit : « Moi aussi », à ma grande surprise.

Ceci pour en arriver à la découverte du Livre d'Urantia et à l'incroyable découverte de l'Ajusteur de pensée. En relisant le texte de la relation de l'Ajusteur avec les individus, j'ai eu la même impulsion très forte, incontrôlable même, de déposer le livre et d'adorer mon Ajusteur pendant quelques minutes, tout comme ce fut le cas quand je lisais les fascicules de Dieu le Père Universel.

Je sens un AMOUR incroyable m'envahir et je ne peux résister à cette force qui me pousse à adorer. Je me sens aimé comme « c'est pas possible »

au point d'en avoir les larmes de joie exquise, de m'arrêter, de goûter et vivre cet AMOUR de mon Moniteur. Il n'y pas de plus belles sensations!

Je dis, adorer, et quand j'y pense, je reçois l'AMOUR du Père et je lui dis MERCI de son AMOUR, tout en y goûtant et en y étant enivré. C'est LUI retourner l'amour que j'ai pour LUI, je crois: Est-ce ça l'adoration? Pour moi, c'est le sentiment le plus exquis que j'aie jamais vécu. Et reconnaître cet AMOUR de Dieu Ð LUI, dont je ne peux même pas imaginer la SUPERGRANDEUR Ð envers une des plus humbles créatures de l'univers, est, pour moi, ma façon de L'adorer.

Mon Ajusteur est mon Dieu personnel ! Je lui parle même avec humour de temps en temps, sachant que je sais qu'Il est là, qu'Il essaie de communiquer avec moi, mais que mon petit mental ne réussit pas à capter ses messages. Par contre, je sais qu'un jour nous nous rencontrerons, même que nous ne ferons qu'un et que nous irons ensemble vers le Père que je veux voir à tout prix. Faut pas lâcher.

Quand je prie «Mon Dieu», c'est à Lui, mon Moniteur, que je m'adresse maintenant. N'est-ce pas formidable d'avoir Dieu si proche et si personnel ! «Il est la volonté de Dieu. Il est vous!»

Je ne me mettrai pas à énumérer tous les qualificatifs incroyables des Ajusteurs, mais comment ne pas être ‘super-ébahis' par leur détermination, leur Amour pour nous, leur infinie patience, leur dévotion à demeurer à notre service. Tous les qualificatifs possibles et imaginables, Ils les ont!

Je pense à des personnes comme Mère Térésa, Jean Vanier, et il y en a eu des milliers d'autres qui ont dévoué leur vie au service des plus petits de la société. Ils (elles) étaient sûrement en très bon contact avec leur Ajusteur.

Je voulais simplement partager ce sentiment de Grandeur et d'Admiration que je vis face aux Ajusteurs... Moniteurs de mystère, et je sais que, durant mon sommeil, Il est vraiment actif. Cette pensée pourrait devenir une bonne pilule pour dormir!

«Quiconque recherche Dieu a la vie éternelle.»

J'comprends, ça finit plus, mais c'est ben l'fun!!!

Yvon Belle-Isle


LE RESPECT DE LA DIFFERENCE

Réaction à l'article au sujet de l'homosexualité paru dans le «Réflectivité» de novembre 2000.

Etant moi-même gay, j'ai été fortement dérangé par ce texte, et je ne suis pas le seul !!!!

Je ne crois pas que mon code génétique porte une «aberration» quant à mon orientation sexuelle, mais simplement une « spécificité » ! Pour ce qui est de la «preuve scientifique » de l'origine de la prétendue «aberration», espérons qu'elle viendra le plus tard possible, si jamais elle vient, parce que je constate qu'il y a encore beaucoup d'esprits mal éclairés qui ne seraient pas en mesure d'utiliser ces «découvertes» de façon intègre.

S'il existe un problème, il est causé par le refus de l'acceptation de la différence et non pas par la différence elle-même. Dès lors que l'on veut en prouver la cause, c'est que l'on désire en secret soit la « modifier », soit l'éliminer, comme un problème de calvitie ou de cellulite. Lorsque l'on veut réellement accepter l'autre tel qu'il est, on le prend tel qu'il se présente. Ca s'arrête là !

Je ne me considère pas non plus comme «victime» d'une déficience physique, intellectuelle ou hormonale. Je ne suis pas un malade et ne souffre pas non plus de «désordre affectif». Mon besoin d'aimer est aussi grand que celui de tous les «hors normes» qui composent notre société. J'exprime cet amour d'une façon sereine, humaine et respectueuse de la vie que mon créateur m'a prêtée. C'est Lui qui m'a ainsi fait. C'est Lui qui a choisi. Il m'appartient de respecter ce choix en faisant grandir les talents qu'il m'a offerts et d'en faire profiter mes frères. Alors, maintenant, la preuve scientifique de ma « déficience », vous savez ce que j'en fais !

Maurice Migneault


VIVRE LA DIFFERENCE !!!

Depuis quelque temps, on remarque dans le mensuel Réflectivité un début de réflexion sur l'homosexualité, sujet encore très controversé. Réalité plus ou moins tabou dans notre société, le degré de tolérance varie d'un individu à l'autre. Certains diront que c'est une chose abominable et impensable, voire contre nature (aux Etats-Unis on a vu certains groupements religieux affirmer tout haut : « Dieu hait les gays ! »). D'autres ne veulent carrément pas voir ce phénomène et préféreront éviter la réflexion et le questionnement, laissant ainsi dans l'ombre une injustice qui se perpétue depuis longtemps. Enfin, d'autres seront un peu plus indulgents et ne verront là qu'une maladie psychologique provenant de troubles subis durant l'enfance ou affirmeront qu'il faut être compréhensif envers ceux qui sont porteurs du gène défectueux.

Ce n'est pas l'homosexualité qui est une menace pour notre société, mais plutôt le manque de tolérance à l'égard de la différence . (La tolérance est un des fruits de l'esprit, dois-je vous le rappeler!) C'est la peur de l'inconnu, cette même peur dont on dit souvent, dans Le Livre d'Urantia, qu'il faut se débarrasser parce qu'elle paralyse la pensée et empêche de réfléchir sainement. C'est elle qui nourrit le racisme, interdisant ainsi l'établissement d'une société unifiée et pacifique, cette même peur qui alimente les guerres qui ont cours présentement entre certaines factions religieuses.

Je suis moi-même homosexuel et je vous garantis qu'il m'a fallu une bonne dose de courage pour vivre à contre-courant de la société bien pensante. Il faut de la force d'âme pour vivre sa vie en décidant d'être honnête avec soi-même, et, bien qu'on y gagne, c'est parfois difficile. Vous savez... être gay ou hétérosexuel ne signifie rien au niveau spirituel puisque, après la vie terrestre, il ne subsiste rien de ce côté animal qui caractérise le passage dans la chair. Même si la sexualité est une partie importante de la vie matérielle, elle n'a aucune valeur sur le plan spirituel. Par contre, vivre une vie de mensonge, où l'on n'accepte pas ce qu'il y a de vrai au fond de soi-même a, j'en suis sûr, une répercussion sur la vie intérieure. Le choix que j'ai fait est celui de vivre dans la vérité, de rejeter ce qui est faux et mensonger et ce, malgré le sarcasme et la méchanceté d'individus moins bien éclairés. Décider de vivre dans la vérité avec tout ce que cela comporte, voilà ce qui a une incidence (positive) sur l'âme humaine en évolution.

Je peux comprendre qu'il soit difficile pour certaines personnes de réaliser et d'accepter la différence quant à l'orientation sexuelle. Mais, malgré cette divergence, nous sommes tous semblables et les problèmes rencontrés sur nos routes sont les mêmes, les étapes d'évolution sont similaires. Que l'on parle de couple homosexuel ou hétérosexuel, vivre à deux, par exemple, implique un effort d'adaptation à une autre personne. Nous ne sommes donc pas si différents, nous vivons les mêmes espoirs et les mêmes déceptions.

On entend souvent les gens se demander : «Pourquoi l'homosexualité?» Les gens ont besoin de trouver une fonction pour chaque chose. Ainsi, on admet que le couple hétérosexuel est un moyen pour la race de survivre et de se reproduire, mais qu'en est-il de la fonction biologique du couple homosexuel ? Il est difficile d'apporter une réponse à cette question, mais, avant de vous proposer une piste de réflexion, j'aimerais préciser qu'un des buts importants de la relation de couple consiste à apprendre à vivre avec un autre individu. Le couple est un laboratoire où l'on apprend à s'adapter à une autre personnalité. Si l'on n'arrive pas à vivre avec une seule autre personne, imaginez avec plusieurs. Pris sous cet angle, le couple homosexuel a aussi sa raison d'être. Mais revenons à l'aspect plus biologique de l'homosexualité. Une hypothèse a été avancée par un chercheur, Desmond Morris, (1) qui a fait des études sur le comportement des primates. En résumé, il est arrivé à la conclusion suivante : les singes en liberté, lorsqu'ils ont tout l'espace voulu pour se reproduire, ne présentent aucun comportement homosexuel. Par contre, en captivité, donc dans un espace limité, ces mêmes comportements apparaissent et ce, dans le but de restreindre la population.

Dans la nature, il y a une alternative à toutes les situations. On sait que lorsqu'il y a des problèmes de surpopulation, les guerres au sein du groupe augmentent par manque de ressource. Comme on ne peut éliminer la pulsion sexuelle qui habite les individus et que celle-ci doit s'exprimer de toute façon, le comportement homosexuel devient alors un moyen de freiner le surpeuplement et de canaliser la libido (énergie sexuelle). Peut-être en est-il ainsi pour l'être humain ? On parle présentement de surpopulation dans le monde, du stress vécu par la planète quant au nombre d'individus, des problèmes qui pourraient apparaître, dans un futur proche, quant à la capacité de nourrir tous ces êtres humains, sans parler de notre répugnance à exercer un contrôle sur les naissances.

L'homosexualité serait-elle un moyen de mettre un frein à l'expansion démesurée de la population humaine ? Evidemment, ce n'est là qu'une hypothèse issue de l'observation d'un comportement animal, mais je crois qu'il est pertinent de se poser de sérieuses questions quant à la légitimité d'appliquer un tel schéma au genre humain.

Nous ne connaissons qu'une infime partie des règles qui gouvernent l'univers social de l'être humain. Soyons donc humbles face à notre connaissance limitée de ces lois au lieu de taxer l'homosexualité de trouble comportemental ou d'aberration génétique. Peut-être finirons-nous, dans l'avenir, par mieux comprendre la place et le rôle que joue l'homosexualité dans l'édifice complexe que constituent les lois du comportement humain. Mais, en attendant que ce jour arrive, il importe à chacun de passer outre ses préjugés, de dompter sa peur face à ce qui est différent. Peu importe notre orientation sexuelle, religieuse, politique ou ethnique, n'oublions jamais que malgré nos différences, nous faisons tous partie de la même grande famille spirituelle, et celui qui nous unit est le Père Universel de toute cette magnifique, vaste et sublime création. 1) Dans son livre Le zoo humain

Marc Belleau


OFFRES D'EMPLOIS

TITRE : TRADUCTEUR BENEVOLE

ECHELLE SALARIALE : Au-dessus de la moyenne

SALAIRE : Fruits de l'Esprit

PREALABLES : Lecteur du Livre d'Urantia.

Français & anglais écrits, le désir de servir.

TACHE : Consiste à rendre disponible aux lecteurs francophones une série de textes (anglais) d'une richesse inestimable, grâces à vos talents de traducteur.

HORAIRE DE TRAVAIL : Selon votre disponibilité.

AVANTAGES : La chance inoubliable de participer à un des plus grands projets de l'humanité tout entière.

Soyez les alliés des êtres célestes afin de les aider dans leurs tâches de nous spiritualiser.

Si la vie vous intéresse, aidez-nous à agrémenter celle des autres. Goûtez à la satisfaction et au plaisir de l'accomplissement et du service désintéressé.

Pour information, contacter :

François Flibotte
(514) 527-0404
fflibotte@videotron.ca


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